____Dans ce froid qui semble me geler l'âme. Au milieu de cette ville qui bouge. Qui bouge au rythme des phares. Un balai lumineux sans beauté, sur fond gris de pluie. Nous sommes aux moi de novembre, ce mois des morts, ce mois déprimant que je déteste. Je fais le deuil de mon c½ur. Mon c½ur qui saigne d'aimer trop. Implosant à l'intérieur de ma poitrine, ajoutant la finition black&white à ma vision de la vie. Mais lui il saigne, ce rouge sang que j'aimerais voir un peu plus dans mon paysage, ça n'est pas très gai mais mine de rien ça mettrait de la couleur dans une vie qui en manque. Je m'anesthésie moi-même à défaut d'emmerder les autres avec mes soucis de nouvelle jeune adulte en mal d'exister. Sous cette pluie battante, seule, on me regarde. Quoi ? Vous n'avez jamais vu de désespoir ? Oui j'ai l'air ridicule après tout, trempée, là, à tourner en rond sur le bitume, dans l'attente de la pluie nettoyant mon esprit. En fait je le préfère noyé sous l'eau du ciel que sous mes pensées sombres et glauques. Cet ami passera par là, en voiture. Il ne va pas calculé l'eau qui tombe, il ne va pas calculé les voitures qui klaxonnent. Non, c'est moi seule que l'on verra cette fois, qui enfin attirera l'attention. Je sentirai la chaleur m'enlacer, enfin, suis-je sauvée de ma détresse ? Non. Mais l'illusion de ne plus être seule devient plus forte. "Je suis là". Oui, je le sens bien, je le sais. Ta chaleur qui réchauffe mon c½ur glacé de sang froid, ta flamme tentant de rallumer cette mèche mouillée de bougie essentielle. Mon être. Sa veste se retrouvera tendrement sur mes épaules, fragilisées par le poids du ciel. Son bras entourera mes hanches et me poussera jusqu'à cette sorte de salut. "Tu trembles comme une feuille". Quel doux jeu de mots, ben oui, c'est l'automne après tout. Je ne serai donc qu'une feuille morte de plus dans un décor grisâtre. Écrasée par la pluie, tombée par le vent, j'errais dans les rues au fil de l'air. Je sens encore ses lèvres percuter mon front. La violence du choc. Non, vous n'en avez pas idée. Là je vois, je sens, l'amour touchant ma peau, c'est bien concret et ça ne fait pas mal. Ça m'envahit, c'est tout mon être qui s'illumine. C'est bizarre, c'est agréable. Cette force mise en un seul baiser ... Je peux enfin, dans ma prison de solitude, arriver à passer un bras entre les barreaux. Dans l'illusion d'être à l'abri, j'ose enfin me regarder dans un miroir, mais mes larmes, mon mascara panda, mes cheveux trempés et mes lèvres violettes me renvoient l'image de ma souffrance, plutôt crever que la voir une seconde de plus. Désemparé et étrangement touché de voir comme le reflet de cette apparence me révulse, il tendra sa main vers mon cou, tournera doucement ma tête et n'ajoutera qu'un mot : "magnifique". Gênée par ce regard sincère, droit et pourtant si tendre, je me retourne vers ce paysage de malheur, comme si j'étais déjà nostalgique de mon mal-être. La brutalité, l'impression de ne jamais m'en sortir, la difficulté de vivre, la banalité particulière des c½urs qui s'effritent et s'érodent sous des tempêtes de larmes. Dans ma douleur je suis comme tout le monde, avec lui je suis exceptionnelle, et c'est effrayant.




# Posté le jeudi 26 novembre 2009 12:21

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 17:37



J'aimerais écrire une chanson pour toi, chaleureuse et belle comme je voudrais l'être parfois.
Et j'aimerais te dire la vérité, comme une balle que ton c½ur dans ta poitrine aurait arrêtée.


# Posté le samedi 14 novembre 2009 18:14

Modifié le samedi 14 novembre 2009 18:47

"J'veux pas qu'tu saignes"


_____Tu m'aimes, dis, tu m'aimes ? Alors, empêches-moi de me tordre de douleur. Empêches-moi de me faire ce mal que j'ai combattu. Oh tu ne sais pas, non tu ne sais pas. Combien de fois j'ai pleuré, combien de fois j'ai voulu quitter cette foutue planète, alors que tout ce que je souhaitais c'était des bras dans lesquels souffrir moins fort. Être moins vulnérable que seule sur du carrelage froid. J'attendais qu'un preux chevalier apparaisse à ma fenêtre pour me sortir de ma prison rouge et dorée. Il n'est jamais venu. J'ai grandit, et certains diront que je n'ai plus l'âge pour ces enfantillages, on n'a jamais l'âge de toutes façons. Tu sais je les comprends tout ces gens qui veulent partir, à raison d'avoir déjà un peu sauté le pas. Tu peux juger, imaginer, avoir ta propre opinion mais je ne pense pas que l'on puisse vraiment ressentir cette folie tant qu'on ne l'a pas vécue. Et heureusement. Je détruits sans pitié toutes ses filles qui se plongent dans les problèmes qu'elles s'inventent parce qu'elles ne savent pas ce que c'est. Est-ce que tu sais ce que c'est de te cacher honteusement dans ta chambre pour laisser ta douleur couler le long de ton bras ? Est-ce que tu sais ce que c'est d'être à ce moment "ultime", de pleurer parce que tu veux que ça soit la fin et que derrière la porte tu entendes ton petit frère rire et jouer sur sa console ? Qu'est-ce que tu te dirais à ce moment précis ? Est-ce que tu serais assez fort pour te battre et accepter de vivre avec cette douleur, ou est-ce que tu serais assez lâche pour laisser ton petit frère souffrir comme tu souffre à ce moment-même ? Moi j'ai choisi. C'est le seul vrai choix de ma vie. Et plutôt vivre que de le laisser dans la souffrance que j'ai vécue avant lui et que je vis toujours aujourd'hui. Je pourrais aider ces gens qui ont mal, vu l'expérience je dirais, mais même avec toute la volonté possible, je n'ai pas les mots. Peut-être parce qu'on a jamais su me les dire à moi. Parfois ce que je dis, c'est dur, mais moi de la tendresse, contrairement à ce qu'on pense, j'en ai beaucoup à revendre, c'est juste que ça ne s'offre pas si facilement. Parce qu'un inconnu qui pleure, j'aurais toujours envie de le prendre dans mes bras, les larmes aux yeux et de lui dire : "écoutez, je sais pas si ça s'arrangera, mais je sais que vous vous relèverez", parce que c'est ce que j'aurais voulu qu'on me dise, c'est ce que certains m'ont dit. Et c'est en partie ce qui m'a sauvé. On n'aide pas les gens avec des grands discours, on ne les éduque pas comme ça non plus, c'est les gestes qui nous construisent. Alors peu importe ce que je dis, peu importe ce que l'autre connasse ou connard va dire, gardez en mémoire que les mots ne sont jamais que du vent mais que les gestes, c'est comme imprimer notre être sur l'autre, et c'est tout ce qui compte.



_____Et jeune fille, toi qui pleure seule dans ta chambre tous les soirs, toi qui te perds en détresse et chansons dépressives, on a toutes eu cette période, tu doutes, parce que tu ne sais pas, et tu souffres de ne pas savoir, alors vas-y pleure, il n'y a que les imbéciles qui blâment les larmes. Je préfère qu'on fasse couler de l'eau que du sang. Je ne vais pas te dire qu'il faut te battre ou t'accrocher parce que ça ne servirait à rien et au fond de toi, tout ça tu le sais. Alors regardes et observes, cette personne qui pose tendrement ses yeux sur toi, ce mec, ces amis qui font monter ton rire jusqu'au ciel, et demandes-toi, si tu les aimes, es-tu prête à détruire leur bonheur en arrêtant ta vie ? Veux-tu vraiment qu'ils aient mal au point de ne plus pouvoir tenir debout ? Perdre des gens que j'aime, ça aussi je l'ai vécu, je ne le souhaites à personne, même pas à d'illustres inconnus donc je t'en pries : tu les aimes ? Alors restes. Ta douleur est légitime, ton désespoir l'est tout autant, ton suicide ne le serait pas.




Elle se reconnaitra.



Love. Marie.
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# Posté le samedi 14 novembre 2009 17:56




T'étais là avant. Dis-moi, si aujourd'hui je saute, est-ce que tu seras en bas pour me rattraper ? Dis-moi, dis-moi que tu m'aimes encore assez pour ne pas me laisser m'éclater sur le sol. Me briser comme un verre en cristal, car c'est comme ça que je me sens sans toi, comme un pauvre, vide et terne petit verre en cristal.




# Posté le mercredi 11 novembre 2009 08:31






. Nobody knows .





# Posté le samedi 07 novembre 2009 14:08

Wake me up when September November ends.

 Wake me up when September November ends.



"C'est au pied du mur, qu'on voit le mieux le mur"


# Posté le mardi 03 novembre 2009 17:56

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 06:37








J'ai la tête qui tourne, et je crois que c'est ta faute.








# Posté le samedi 31 octobre 2009 16:29

Huit Mille




Marcher sous la pluie. M'apprendre à faire des bulles de chewing-gum. Chercher des réponses existentielles, ensemble. Troubler ma solitude. Te raconter ma triste et jeune vie. Nos désespoirs, nos désillusions. Les arrêts de bus. Et puis te voir partir, dans ton putain de TGV. Ton regard à travers la fenêtre trop épaisse pour que tu puisses entendre comme je t'aime. Mes doigts formant ce petit c½ur qui est le mien, mes doigts formant ce que j'essaye à présent de sauver des histoires comme la nôtre. J'ai les souvenirs qui s'emparent de ma cervelle, au point que je te vois, que je te sens, que je te regrette... Encore. Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dîtes parce qu'on pensait surement qu'on se les dirait plus tard. J'attends ton foutu SMS sur mon super téléphone dernière génération tactile mais au final je me réfugie et me console dans les réponses des autres. De ceux que je supplie en quelque sorte de ne pas me laisser seule comme toi. De ne pas m'oublier comme tu as bien l'air de le faire. De toutes les douleurs que je me suis infligée, de toutes celles que j'ai dû affronter, ton silence est peut-être une des pires. Tu me consolais, tu séchais mes larmes de chagrin d'amour, qui aurait cru que maintenant c'est pour toi que je pleure ? A présent je marche toute seule sous la flotte, puisque je ne veux personne d'autre que toi pour ça. Je ne sais toujours pas faire de bulles de chewing-gum. Ma réponse existentielle, c'est toi. Je suis à nouveau seul dans cette solitude qui me semble être mon seul refuge. Ma triste vie l'est encore plus sans toi. Les arrêts de bus et les TGV marquent en mon c½ur un gout d'amertume indescriptible. J'ai gravé ton nom, je l'ai écrit mille fois dans un cahier, je l'ai écrit au marqueur sur ma peau encore bronzée. Ce nom biblique symbole de tentation, de péchés. Ma tentation, mon péché, Adam.



# Posté le lundi 26 octobre 2009 16:01







Let Me Pretend My Heart Is Safe







# Posté le dimanche 11 octobre 2009 17:23

Aujourd'hui C.e sont les étoiles qui s'éteignent

Aujourd'hui C.e sont les étoiles qui s'éteignent
______Ma meilleure amie du monde, ma meilleure amie du Ciel. Je ne compte plus les jours que je passe loin de toi. Ils sont à présent toute l'évidence et la preuve de la fatalité que j'aimerais fuir. Tu sais que la vie seule, c'est dur et que sans toi je n'arrive plus à être ce que j'étais. Ton départ ne m'a pas changée, il m'a effacée. Je cours après un passé, après les années que j'ai gâchées. Mais ces connes sont trop loin à présent. Tu es trop loin maintenant. Trois ans que je ne t'entends plus rire, que je ne te vois plus. Trois ans que je maudis tous ces cons qui ne comprennent rien à la vie et qui la gâchent, et qui ne se rendent pas compte comme j'aimerais qu'ils crèvent et que toi et ton frère, et le mien reveniez enfin à leur place. Trois années que je pourris toutes ces gamines qui voudraient mourir d'amour alors qu'elles ne savent pas ce que c'est. Ni l'amour, ni mourir. Qui parlent de sacrifices mais qui ne se sont jamais réellement sacrifiées avant. J'aurais aimé être avec toi, serrer ta tête sur mon c½ur. Te serrer si fort pour ne pas que tu t'écroules. Ne rien te dire, être là juste, à 800km de cet endroit qui n'est pas chez moi, puisque mon chez moi, c'était avec toi. J'erre tel le rien que je suis, tel le rien que nous sommes tous, dans un monde qui pour moi n'a aucun sens. Puisque quand j'aime, je perds. Puisque toi seule sait que je suis condamnée à vivre ici. Avec ces morts pour fardeau. Vu que moi j'ai échoué, plusieurs fois. Et tu sais maintenant je suis grande, je le vois mieux le monde, je comprends aujourd'hui. Je n'ai pas vécu le pire, mais je sais qu'il y a meilleur. Moi aussi, je veux le meilleur. J'aurais aimé ce soir là, veiller sur toi jusqu'à ce que tu t'endormes et ne pas laisser la folie te prendre toute entière. Pour une fois j'aurais aimé que tu ne te battes plus et que tu n'aies la force de rien, même pas de te pendre. J'aurais préféré qu'on t'enferme, juste cette nuit. Même s'il aurait fallut que tu me détestes. J'aurais préféré te voir me haïr que d'apprendre le lendemain que tu nous avais quittés. Car de toutes façons je suis seule à me battre contre ce monde qui me révolte, seule entourée par l'incompréhension des autres. C'est pas moi qui suis dans ma bulle, on m'y enferme. J'avais trouvé la perle rare qui me comprenait enfin, sans juger, sans avoir peur que je lui gâche son bonheur. Tu étais rayonnante, ma lumière. Personne ne pourra prendre ta place, personne n'a idée du trou énorme que j'ai au fond du coeur. Ma meilleure amie du monde. Ma meilleure amie du Ciel. Hantes-moi encore un peu.

# Posté le samedi 10 octobre 2009 18:50